margot

Définition

La spasticité musculaire est une tension exagérée qui concerne un muscle en l'absence de contraction volontaire. Elle est d'origine neuromusculaire, soit à cause d'un problème nerveux touchant les neurones moteurs des muscles à commande volontaire, soit un problème au niveau du passage d'information entre le nerf et le muscle. Lors de la mobilisation passive d'un membre réalisée par l'examinateur, la résistance musculaire augmente et celui-ci revient à sa position d'origine lorsqu'on arrête la mobilisation.

La spasticité survient habituellement chez les patients ayant subi un accident vasculaire cérébral, une blessure au cerveau (traumatisme cranio-cérébral ou autres causes, comme l'anoxie, neurochirurgie), une lésion médullaire, ou atteints de la sclérose en plaques, ainsi que d'autres affections neurologiques invalidantes et de la paralysie cérébrale. Dans le cas de Margot, les IRM ont montré dès l’âge de un an, une ATTEINTE DE LA SUBTANCE BLANCHE DU CERVEAU.

 

Les causes de la spasticité

La leucomalacie périventriculaire (LPV) est une condition où un flux sanguin réduit aux tissus cérébraux les font ramollir et éventuellement mourir, laissant derrière des cavités kystiques remplies de liquides.  Les tissus cérébraux atteints et les fibres nerveuses qui les traversent aident à contrôler la motricité du corps; leur perte aura un impact sur cette capacité.

En général, plus le cas est léger, moins l’incapacité sera grave. Des cas très légers de LPV peuvent ne pas produire d’incapacité du tout.

En général, la LPV mène à des troubles de motricité, la plus courante étant la paralysie cérébrale (PC). Souvent, les tissus cérébraux atteints par la LPV sont ceux qui contrôlent les jambes, mais si les lésions sont plus étendues, on peut s’attendre à ce que d’autres parties du corps, incluant les bras et le visage, soient atteintes.

 

Pourquoi traiter la spasticité?

La spasticité elle-même peut être invalidante et, en l'absence d'un traitement adéquat, peut avoir des répercussions comme :

  • un raccourcissement musculaire;
  • des contractures (entrainant une charge anormale sur les membres et des changements sensoriels);
  • une déformation du membre et l'altération de la mécanique et de l'image corporelles;
  • des besoins particuliers en matière de fauteuils roulants, d'assises et d'équipement anti-pression;
  • une charge sur les points de pression;
  • des escarres de décubitus;
  • des problèmes de gestion des escarres de décubitus;
  • de la douleur due aux spasmes musculaires;
  • des lésions articulaires dégénératives;
  • la perte de fonction, et
  • des troubles de l'humeur et l'incapacité de participer à la réadaptation.

Le cauchemar qu'entrainent des spasmes douloureux ou la traction des tendons sur l'architecture osseuse est bien connu. En effet, les complications empêchent les patients d'atteindre leur fonctionnement optimal. Se déconditionner d'un mauvais état de santé et de la douleur aura également un effet négatif et la qualité de vie des patients et des aidants s'en trouvera réduite. Il y a donc de bonnes raisons cliniques, humanistes et économiques de traiter efficacement et judicieusement la spasticité.

Les complications que peut occasionner la spasticité sont des entraves au fonctionnement, aux soins infirmiers et d'hygiène, de la douleur, des déformations et un défigurement, des contractures, des subluxations et des luxations, une neuropathie périphérique et des escarres de décubitus.