Sources : association Enorev

C'est en fait un acronyme qui veut dire "méthode dynamique de stimulation motrice". Elle s’est développée au Chili dans les années 70. Elle a été créée par Ramon Cuevas, c’est pourquoi on appelle cette méthode CUEVAS MEDEK Exercices ou MEDEK CME.

Le but est de permettre aux enfants avec des troubles de développement moteur d’origine neurologique de développer des réactions motrices automatiques qu’ils n’ont pas pu développer du fait des lésions neurologiques. Ramon Cuevas est parti du postulat que même endommagé, le cerveau d’un enfant pouvait tout de même se développer et progresser en développant d’autres voies, d’autres chemins. C'est la plasticité cérébrale.

Il cherche à stimuler au maximum le cerveau pour qu’il trouve les chemins pour contourner les difficultés. La stimulation passe par la répétition d'exercices amenant donc le cerveau à créer une réponse de contrôle postural en contournant les zones lésées du système nerveux. Ceci se fait :

  • en exposant l’enfant à des « challenges progressifs » dans lesquels il devra lutter contre la gravité pour ne pas tomber. Cette acquisition progressive de l’équilibre permet d’apprendre le contrôle vertical de la tête puis du tronc.
  • avec peu ou pas du tout de support (l’objectif étant d’éloigner le maintien le plus possible de la tête pour tendre vers les chevilles, on appelle ça un support « distal »).
  • en pratiquant encore et encore pour que le cerveau enregistre les mouvements.

Cette kinésithérapie n'est pas développée en France. Il faut faire venir des kinés d'autres pays. Les séances sont donc non reconnues par la sécurité sociale et à la charge de la famille. Pour continuer à progresser, Margot a besoin de suivre au moins deux « stages » d'une semaine par an. Les parents doivent faire travailler l'enfant TOUS LES JOURS.

 

Margot et les exercices Medek

En 2013 Margot n’a que trois ans et ne peut pas tenir debout seule, à ce moment son âge moteur est de 7 mois.

Pour 2015, elle a fait de gros progrés.